Par Béatrice Palin 

CRITIQUE/Le 15 mai dernier, BEYRIES nous invitait au Théâtre Granada pour nous présenter son nouvel album : Encounter. La salle était pleine et l’ambiance, au rendez-vous. 

BEYRIES, de son vrai nom Amélie Beyries, est une autrice-compositrice-interprète originaire de Montréal à la personnalité totalement attachante. Le contraste avec sa présence sur scène lorsqu’elle chante et sa maladresse lors des transitions permet de voir une parcelle de ce qui compose sa personne. Elle laisse place l’être humain derrière l’artiste et cela contribue grandement à l’atmosphère intime de son spectacle. On a l’impression d’écouter une grande amie performer.  

Un contexte particulier et une atmosphère chaleureuse 

Les restrictions de la COVID-19 mènent le Théâtre à adopter un format cabaret aux places limitées. Des tables éparses de deux personnes meublent la salle. L’admission est générale et la loi du premier arrivé, premier servi s’applique. Chaque table est illuminée d’une (fausse) chandelle. Cette composition mêlée à l’architecture incroyable du théâtre confère à la représentation, une atmosphère hors du commun et presque magique. On se croirait à une tout autre époque, ce qui s’accorde parfaitement avec l’aspect éthéré des harmonies vocales à venir. 

Une voix d’un autre monde 

Dès la première chanson, BEYRIES enivre le public de sa voix. Les yeux se ferment rapidement et on se laisse bercer au rythme des harmonies vocales de ses musiciens. L’expérience en entier est un baume pour l’âme en ces temps difficiles. Elle interprète plusieurs de ses nouvelles chansons, ainsi que quelques œuvres écrites par des collègues. Au grand bonheur de l’auditoire, elle présente ses classiques du premier album pour terminer le spectacle avec Graceless. 

Une personnalité attachante 

La scène sherbrookoise est pour elle un retour aux sources. Son anxiété se sent lorsqu’elle s’adresse au public et elle ne manque pas de le mentionner. Elle parsème son spectacle d’anecdotes rigolotes, solidifiant le lien déjà bien établi avec les spectateurs. Les éclats de rire se font entendre lorsqu’elle raconte comment s’est déroulé son rendez-vous de vaccination contre le coronavirus. Une histoire à dormir debout qui donnera le sourire à toutes les personnes qui la garderont en mémoire, moi incluse. Elle met la foule immédiatement à l’aise et l’invite dans son intimité, ce qui contribue une fois de plus à rendre la soirée inoubliable, presque irréelle.  

Une tournée qui est loin de tirer à sa fin 

Cette représentation n’était que la première d’une tournée qui se poursuit jusqu’au 19 mars 2022 alors qu’elle revient à Sherbrooke pour boucler la boucle. Elle passera la prochaine année à parcourir le Québec. La programmation complète de sa tournée est disponible sur son site Internet.


Crédit image @ Béatrice Palin

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