Chronique du WWF de l’UdeS - L’état de l’environnement : il y a 40 ans à aujourd’hui

Par Alexia Desmarais

Ce n’est pas nouveau, l’environnement figure parmi les sujets les plus chauds du moment. Pourtant, même si on en parle plus que jamais, est-ce qu’on a réellement appris de nos erreurs depuis 40 ans? Le nouveau rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) nous prouve qu’on ne devra pas se « péter les bretelles » de sitôt…

Publié en octobre 2016, ce dernier rapport nous indique que si nous continuons vers la même trajectoire, l’avenir de nombreux organismes vivants est incertain. En effet, à partir de ses 3 706 espèces de vertébrés étudiées, 58 % d’entre elles ont décliné entre 1970 à 2012. Mais en quoi ça nous concerne qu’une espèce de poisson pas tellement cute soit en danger d’extinction?

Sachez que ces animaux, de façon directe ou indirecte, aident à satisfaire nos petits besoins d’Homo Sapiens. J’explique : nous recevons, à différents degrés, des services écosystémiques par l’environnement et les animaux qui y vivent, comme de l’air respirable, de l’eau potable, de la nourriture comestible et pleins d’autres trucs utiles comme ça. Cependant, ces services sont dégradés ou perdus à jamais lorsqu’un habitat perd de sa biodiversité. Le problème est que nous exploitons la capacité de régénération de 1,6 terre. Pas besoin d’être astrophysicien pour comprendre qu’on dépasse ce que cette planète peut soutenir.

Et qui fait cette surconsommation? Majoritairement les pays du nord, selon Global Footprint Network (2016). Et là, je dois avouer que je ne suis pas trop fière d’être Canadienne quand je vois qu’au Canada, nous sommes les plus grands producteurs de déchets par habitant, avec une moyenne d’environ 720 kg en 2012, selon Statistique Canada. Non, ce ne sont pas nos voisins du sud!
C’est certain que nous sommes tous un peu concernés par nos habitudes de tous les jours. Mais c’est surtout la pratique non soutenable d’agriculture, de pêche, d’extraction minière et toutes les autres activités humaines qui mènent à la destruction des habitats.

Alors, écrivez ça dans votre liste de résolutions 2017 (et pour toutes les autres années à suivre, en souhaitant pour tout le monde que ce soit plus fructueux que nos idées de régime) : réduisez votre consommation afin de restaurer la résilience des écosystèmes, ainsi elle nous sera redevable.

Mais ne désespérez pas, champions, contrairement à il y a 40 ans, nous reconnaissons les changements en cours, et nous en comprenons maintenant les causes.


Crédit photo © Audiopress.us

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