Crédit photo © G.C.I.U.S

Par Laurence Poulin

Le Népal a été touché par un important tremblement de terre en avril 2015. La gravité des dommages a motivé l’implication du Groupe de collaboration internationale en ingénierie de l’Université de Sherbrooke (GCIUS) à se rendre à Chapagaun pour un stage du 26 août à la mi-décembre, où les étudiants pourront contribuer à la construction d’un centre de traitement de lait. C’est donc sept étudiants, Samuel Bellefleur, Virginie Simard, Dany Audette, Justine Sirois, Jean-Félix Tremblay, Béatrice Laroche et Philip Matinello qui s’y rendront dans quelques jours. Je me suis donc entretenue avec Samuel Bellefleur, étudiant de l’École de politique appliquée afin d’en savoir plus sur leur projet.

Quel sera ton rôle au sein du Groupe de collaboration internationale en ingénierie de l’Université de Sherbrooke lors de ce projet au Népal?

Mon rôle sera en quelque sorte d’apporter un point de vue différent, quand vient le temps de prendre des décisions, par exemple. Les membres du GCIUS m’ont accueilli principalement parce qu’ils voulaient quelqu’un avec une vision moins cartésienne. Étant donné que je me concentre uniquement sur l’aspect humain du projet, je serai en mesure de connaitre de plus en plus la population pour laquelle le projet est destiné et donc de potentiellement répondre mieux à ses attentes.

Plus concrètement, sur le terrain, je travaillerai en collaboration avec le partenaire Lalitpur District Milk Procedures Cooperative Union  (LDMPCU) en renforcement de capacité. C’est ce que met de l’avant le CECI (Centre d’étude et de coopération internationale) dans tous ses projets. Principalement, ce que cela veut dire, c’est que je devrai former les membres des organisations partenaires à utiliser différents moyens pour améliorer leurs conditions de travail, leur production, leurs relations de travail, etc. C’est une nouvelle approche de plus en plus mise de l’avant dans l’aide internationale. De cette façon, à long terme, c’est en quelque sorte les gens eux-mêmes qui s’aident.

Quel sera, selon toi, votre plus grand défi dans la construction du centre de traitement de lait?

À ce jour, et probablement durant toute la durée du projet, le plus gros défi est au niveau de la communication. L’anglais n’est vraiment pas parlé par tout le monde là-bas (ils parlent le népalais) et l’information se transmet très lentement. Nous faisons affaire avec un organisme canadien (l’ONG UNITERRA) et un partenaire étranger (LDMPCU), qui lui communique aussi avec le gouvernement népalais. C’est donc parfois compliqué d’avoir une réponse claire et rapide.

Qu’est-ce qui t’a le plus motivé à t’impliquer dans ce projet de collaboration internationale?

Je me suis inscrit dans le baccalauréat en études politiques appliquées cheminement relations internationales avec l’idée en tête de faire un stage de collaboration internationale. Je voulais aussi que celui-ci ait un aspect d’aide humanitaire. Il me restait juste à trouver dans quoi m’impliquer et je trouvais que le projet du GCIUS était vraiment intéressant. Le projet me permet aussi de définir mon mandat, ce qui n’est pas toujours possible.

Ce projet est très intéressant puisqu’il permettra à plus de 5150 familles d’augmenter le revenu des ménages et l’autosuffisance laitière de cette région rurale népalaise en offrant des installations nécessaires au traitement du lait afin de le pasteuriser, de le transformer en produits secondaires tels que le yogourt et de stocker les produits finaux. Ainsi, le GCIUS permettra à ces familles de se bâtir une économie locale solide et indépendante autour de la production laitière.

Vous pouvez les suivre sur leur page Facebook ou via le site de l’Université!

Légende de la photo
De gauche à droite : Samuel Bellefleur (responsable de la durabilité du projet), Virginie Simard (responsable technique), Dany Audette (agent de projet), Justine Sirois (trésorière), Jean-Félix Tremblay (responsable du financement),  Béatrice Laroche (responsable des communications) et Philip Martinello (directeur de projet).

 

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