La pauvreté et les inégalités au Québec

Par Élizabeth Gauthier

La pauvreté cause de nombreux effets néfastes qui affectent le bien-être des individus. À Québec comme à Ottawa, les gouvernements tentent d’en limiter les effets afin de protéger les groupes de personnes plus à risque.

Inégalités

L’inégalité sociale est un phénomène qui découle d’une différence de conditions entre plusieurs individus d’une même société. On observe que les inégalités sont accentuées lorsqu’il y a présence de pauvreté. Au Québec, ce phénomène est d’autant plus accentué par un changement de courant de pensée, le néolibéralisme. Celui-ci entraîne certains changements tels que la privatisation des services publics. Il faut alors débourser de l’argent pour en bénéficier. Un des services les plus touchés est le système de santé. Ainsi, les personnes à faible revenu ont de la difficulté à s’offrir les soins dont ils ont besoin, y compris les soins considérés essentiels à une qualité de vie convenable. Les inégalités causées par cette difficulté d’accès aux soins de santé sont tellement marquées qu’il est possible d’observer une diminution de l’espérance de vie chez les personnes touchées par la pauvreté.

Actions du gouvernement

Combattre la pauvreté signifie combattre les inégalités, ce qui profiterait à toute la société. Effectivement, une société plus égalitaire entraînerait moins de criminalité, moins de toxicomanie, une meilleure santé publique, etc. C’est pourquoi les gouvernements provincial et fédéral ont mis en place des mesures afin de limiter et de réduire la pauvreté et ses effets. On note entre autres l’aide sociale, l’assurance-emploi, l’assurance maladie, l’assurance médicaments, la prescription fiscale canadienne pour les enfants, l’allocation-logement et bien d’autres.

Depuis le 12 juin 2002, il existe au Québec une loi visant la diminution de la pauvreté. Découlant de cette loi, deux plans d’action gouvernementale élaborés sur quatre axes ont été publiés : améliorer le bien-être des personnes en situation de pauvreté, prévenir la pauvreté et l’exclusion sociale, favoriser l’engagement de l’ensemble de la société et assurer la cohérence et la constance de l’action. Toutefois, ces deux plans ont été jugés insuffisants par plusieurs experts. Ces derniers accusent d’abord le gouvernement d’abaisser le seuil de pauvreté. Cela suppose qu’il y aurait moins de personnes pauvres au Québec, alors que ce n’est qu’une illusion. Effectivement, les gens se situant sous l’ancien seuil de pauvreté ne sont pas plus riches pour autant et vivent dans les mêmes conditions. Ensuite, les experts déplorent que le gouvernement coupe les subventions, après un certain temps, dans le bien-être social afin d’encourager les gens à aller sur le marché du travail. Cette mesure occasionnerait du stress chez ces gens et ce n’est certainement pas en les appauvrissant davantage qu’ils trouveront la motivation ou les capacités d’intégrer le marché du travail.

La pauvreté est un phénomène bien ancré dans la société québécoise, et ce, depuis de nombreuses années. Cette réalité se doit d’être mieux comprise par l’ensemble des citoyens afin de mieux la combattre.

Tableau 1 : Liste des facteurs pouvant mener à la pauvreté.Societe-ElizabethGauthier-CreditSéguinA.-M.etApparicioP.(2011).GeographiedelapauvretedesfamillesavecenfantsmineursauQuebec

 

 

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