L’Université de Sherbrooke est synonyme d’innovation

Par Kassandra Poulin

En 2018, l’Université de Sherbrooke réalisera un projet d’envergure : elle sera la première université à détenir un parc d’énergie solaire.

Vers l’avenir

Il faut noter que ce parc sera le plus grand au Québec. L’Université séparera le parc en deux sections. La première sera une partie photovoltaïque. Il s’agit d’un phénomène physique par lequel un rayonnement lumineux incident peut provoquer l'apparition d'une différence de potentiel entre les deux bornes d'une jonction semi-conductrice, et la deuxième sera une partie solaire thermique, ce qui signifie que l'énergie récupérée à partir de la lumière du soleil par des capteurs solaires thermiques vitrés assurera le chauffage direct de l'eau et des locaux. Le stockage d’énergie est un enjeu mondial et c’est ce point qui intéresse principalement l’équipe de réalisation du projet.

« Je pense que l'Estrie devrait pouvoir devenir la région au Québec pour l'énergie solaire; l'Estrie peut-être jusqu'à la Montérégie, comme il y a eu la Gaspésie avec le vent, pour plein de bonnes raisons. »

– Vincent Aimez, professeur au Département de génie électrique

D’ailleurs, l’équipe de réalisation est constituée des membres de l’Institut interdisciplinaire d’innovation technologique (3IT). Cet institut soutient ses partenaires, majoritairement composés d’un milieu académique et industriel, en leur offrant un milieu de recherche et d’innovation exceptionnel, dynamique, flexible, transversal et translationnel. Le but premier du projet de la construction du parc solaire pour ces membres est de devenir la plus grande sphère du développement en énergie solaire au Québec. En fait, ces derniers veulent avoir un parc photovoltaïque de l’ordre de 1 mW de production d’électricité. Ce nombre équivaut à la consommation moyenne d’électricité d’un millier de foyers.

Don d’énergie

Lorsque l’UdeS produira une trop grande quantité d’énergie, elle donnera de sa ressource à son partenaire : Hydro-Sherbrooke. En réalité, même si l’Université est capable de consommer un si grand nombre d’énergie, il y a tout de même plusieurs moments dans l’année où elle produira plus que ce dont elle a besoin. Par contre, un des principaux problèmes est la variation d’énergie produite. À vrai dire, l’énergie solaire comme l’énergie éolienne sont des sources variables. Il faut donc trouver une solution afin de gérer cette instabilité. Selon Richard Arès, professeur au Département de génie mécanique, le Québec pourrait effectivement devenir un pôle pour l’énergie solaire malgré la variation. En somme, il compare le Québec à l’Allemagne en expliquant qu’il est tout à fait possible de le faire.

Plusieurs experts espèrent que d’ici 2050, 25 % de l’énergie provienne du soleil. Ce nombre battrait donc celui de l’énergie produite par les fossiles. Richard Arès explique qu’il s’agit d’une industrie gigantesque. Il y a une production de plus de 10000 TWh, ou 1000 milliards de watts par année. Aux États-Unis, ils évaluent à 200 000 les emplois qui seront créés en 2017 en lien avec l’énergie solaire.

L’environnement est une composante importante pour la communauté de l’Université de Sherbrooke. En effet, cette dernière se classe en première position au Canada. La construction de ce parc ne fera qu’augmenter le classement mondial de l’Université.


Crédit Photo © AQPER

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