Par Émilie Pinard-Fontaine

Paru en août dernier, le premier recueil de poésie jeunesse de Véronique Grenier, Colle-moi, est en lice pour le Prix des libraires jeunesse du Québec dans la catégorie 6-11 ans. Un grand honneur pour l’autrice qui se retrouve aux côtés des œuvres Enterrer la lune d’Andrée Poulin et Sonali Zohra ainsi que L’alerte au feu d’André Marois et Célia Marquis.

Le Prix des libraires a pour mission de mettre en lumière le rôle essentiel des libraires, celui de découvrir et de partager leurs révélations littéraires. Il constitue une récompense par les pairs qui reconnaît la qualité d’écriture, la richesse ainsi que l’originalité des œuvres littéraires.

« Les libraires ont un rôle important ne serait-ce que dans la mise en valeur, la promotion et la diffusion des livres. Donc, d’obtenir la reconnaissance de ces gens que j’estime beaucoup, je trouve ça vraiment chouette », raconte Véronique.

L’autrice ne cache pas son étonnement d’être finaliste pour ce prix renommé. Avec la grande quantité de livres jeunesse qui se publient en une seule année, elle se sent très privilégiée. Elle est aussi très heureuse que Colle-moi reçoive cette reconnaissance parce que c’est un livre très important pour elle et qu’elle aime beaucoup. C’est un recueil qu’elle sent très posé et plus achevé que ceux qu’elle a écrits auparavant.

Plus qu’une simple reconnaissance du travail de création de l’autrice, la nomination de Colle-moi représente quelque chose de bien plus important encore : la reconnaissance de la poésie en littérature jeunesse. Très marginale, la poésie pour les jeunes retrouve ses lettres de noblesse depuis peu avec la collection « Poésie » de la courte échelle.

« Je suis contente en fait que la poésie réussisse à se tailler une place. Je pense que c’est une volonté de la collection de montrer que la poésie, c’est quelque chose qui est accessible. Ce n’est pas vrai que c’est juste pour les gens érudits qui sont capables de comprendre le sens caché des choses », poursuit-elle.

Avec un roman par fragments, un recueil de poésie, un essai sur la pensée critique et quelques recueils collectifs en cours de rédaction en plus d’Hiroshimoi qui sort en livre audio cet hiver, croit-elle revenir un jour à la littérature jeunesse ? Oui, probablement, mais sans se mettre de pression. C’est un genre qu’elle a beaucoup aimé rédiger et, pour une deuxième mouture, elle aimerait peut-être écrire un roman qui s’adresserait aux jeunes de 10 ans environ. Elle a découvert l’amour de s’adresser aux enfants.

« Je pense que la littérature jeunesse c’est loin d’être un champ qui est en marge. Je pense que si on veut avoir des adultes lecteurs, il faut a priori intéresser les jeunes à la lecture. »

– Véronique Grenier

Le Prix des libraires jeunesse culminera en février lors du couronnement des huit lauréates ou lauréats qui recevront chacun une bourse de 3 000 $ du Conseil des arts de Montréal. D’ici là, le vote électronique de tous les libraires de la province se poursuit.


Crédit Photo @ Jessica Garneau

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