Véronique Grenier : une fille qui aligne des mots

Crédit photo © Marc-Étienne Mongrain

Par Simone Lirette

Auteure, féministe, militante, blogueuse, chroniqueuse, conférencière, porte-parole et enseignante au collégial : voici l’énumération qui introduit habituellement Véronique Grenier. Elle se définit à priori comme prof de philo ou simplement comme fille qui aligne des mots. Ça, elle le fait merveilleusement bien autant à l’oral qu’à l’écrit. Portrait (trop) rapide d’une diplômée de l’UdeS qui a fait de sa réflexion et de sa créativité son gagne-pain.

En parlant de son parcours, Véro remonte au secondaire où son amour de la connaissance fut alimenté dans le programme international de l’école Du Phare. Toutefois, c’est au Cégep de Sherbrooke qu’elle a vécu une véritable ébullition intellectuelle. Voulant être un « être humain complet », Véronique jongle avec sa performance scolaire, un emploi, du bénévolat et de l’implication. La dépression s’invite dans l’équation et ralentit la cadence.

Véronique Grenier applique en droit, tente la littérature, puis les relations internationales à l’UQAM pour finalement prendre une pause d’une année suite à un problème de santé majeur. Un retour à Sherbrooke s’impose et c’est ainsi qu’elle remettra les pieds à FLSH. « Un moment donné, j’ai assumé que j’aimais la philo. Au travers de tous les dédales, ce que j’allais toujours chercher c’était le fondement des choses et ce qui était plus englobant. » Cette révélation la mena à compléter un bac rempli de remises en question. « J’ai l’impression que ça te ramollit le cerveau, mais d’une bonne façon, tu le pétris tout le temps. »

En entamant la maîtrise, un poste au Cégep s’est libéré et Véronique s’est retrouvée à la fois avec un bébé de quatre mois et trois groupes d’éthique. Puis, l’arrivée de sa fille mène à la création de son premier blogue Biberons, couches & guili-guili : guide de survie : « Je me souviens vraiment du moment où j’ai l’ordinateur à côté de moi pis j’ai elle. Je me suis dit : osti faut j’parle! » Rapidement, une communauté de maman se crée autour des écrits de Véro. Aujourd’hui, c’est à travers le blogue Les p’tits pis moé que Véronique partage sa vie de maman : « Le fils a quatre ans. Fille en a deux. Faque fucking four et terrible two. Pis les deux excellent dans le fucking et le terrible. Ça, c’est le meilleur de notre quotidien. »

Être prof de philo implique la précarité de l’emploi : « C’est dégueulasse! Des fois, je me dis, avoir su vraiment dans quoi je m’embarquais, je ne sais pas si c’est ce que j’aurais choisi. » Toutefois, Véronique dit aimer viscéralement l’enseignement et y avoir trouvé sa place.

Son nouveau rôle de maman-pas-comme-dans-les-livres et ses épopées avec la santé mentale inspirent plusieurs de ses publications. « Je pense qu’au départ, j’avais juste besoin de créer. Je me sentais tellement toute seule. J’avais besoin de crier! Mon point de départ était cette vulnérabilité-là. » Cette capacité de nommer le vécu mena Véro à La Tribune, à La Gazette des femmes, à Urbania et même à son premier livre Hiroshimoi, sorti en février.


 

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